Aéroport ou Aérodrome Dijon-Longvic ? Le point….

~~Le projet Renaissance, porté par la CCI, devait transformer la base aérienne de Dijon en un véritable aéroport à dimension régional. Ce projet avait pour objectif de développer un aéroport d’affaires et de tourisme sur la base Dijon-Longvic. Faire passer en 10ans le transport de 15 000 à 250 000 passagers.
Pour des raisons que nous connaissons tous et que décrit fort bien Vincent JAUROU 1er Vice-Président de la CCI de Côte-d’Or, dans une lettre, reprise dans la presse, intitulée « Une erreur historique », le projet Renaissance s’arrête le 31 août 2014, faute de volonté politique, -principalement de la part de la région Bourgogne- et faute de ressources.

Lors de sa séance du 26 juin 2014, pour éviter l’arrêt définitif de l’aéroport au 31 août, le conseil de communauté de l’agglomération dijonnaise, a décidé,  à la majorité, la création d’un Syndicat mixte avec le Conseil Régional de Bourgogne pour la gestion de l’aéroport Dijon-Longvic.


Cette création est une véritable surprise, car elle intervient très tardivement. Elle intervient surtout après le processus de licenciement des 21 personnes qui constituaient le personnel de l’aéroport. Elle intervient aussi après avoir laissé se développer l’aéroport de Dole, qui connait aujourd’hui un véritable développement en termes de destinations et de passagers.
En y regardant de plus près, on observe que la surface financière du futur syndicat mixte est extrêmement restreinte. Avec un budget annuel prévisionnel de fonctionnement de 545 000 euros et un effectif réduit de 3 personnes, nous comprenons que l’objectif n’est pas de maintenir un aéroport actif sur Dijon-Longvic, mais tout juste un aérodrome, voir même uniquement un « point » sur la carte.
Pourquoi maintenir ce « point » sur la carte ? Qu’elles seraient les conséquences si ce « point » sur la carte n’était pas maintenu ?


Sans ce " point " sur la carte, l’attractivité de Dijon serait perçue bien diminuée par les autorités et par les investisseurs qui pourraient juger  le potentiel touristique et d’affaire trop faible.
Sans ce "point " l'obtention du label des climats de Bourgogne (UNESCO) pourrait être menacée.
Sans ce « point », il en serait fini des investisseurs et avec eux de la Cité de la Gastronomie ou tout du moins du label « Cité de la Gastronomie »que  Dijon doit partager avec trois autres villes françaises.


Ce sont donc 545 000 euros annuel en fonctionnement, financés par nos impôts que le Grand Dijon et la Région Bourgogne sont prêts à dépenser pour maintenir ce « point », qui sera au mieux un aérodrome.
Ne nous y trompons pas, avec trois personnes pour le faire vivre, nous ne verrons plus beaucoup d’avions atterrir sur l’aérodrome Dijon-Longvic. Ce seront au plus quelques avions en semaine et de jour. Mais l’objectif n’est-il pas de maintenir sur ce « point » une activité, pour un peu plus d’un demi-million d’euros d’argent public, ce « point » indispensable sur la carte pour espérer obtenir un jour le label « Cité de la Gastronomie » et/ ou les « Climats de Bourgogne » ?

Que n’est-on pas prêt à faire pour masquer l’échec de la politique menée depuis plus de 10 ans ? Combien devra t-on dépenser d’argent public ( les impôts des contribuables…)  pour paraître attractif ? C’est bien la question qui est posée aujourd’hui à travers l’abandon du projet Renaissance.

Franck Ayache

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1 comment

  1. della sciucca 18 juillet 2014 at 0 h 28 min Reply

    Voila un homme qui reste egal à lui même. Des Arguments qui n'ont pas été ecoutés lors d'une certaine campagne, mais pourtant plus que d'actualité.

     

     

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