CHU : Vente ! Et si la solution pouvait-être simple ?

Le conseil de surveillance du CHU devait se réunir le 12 octobre 2015 pour entériner la vente du site de l’hôpital général. Ce qui devait n’être qu’une simple formalité est en train de devenir une affaire aux répercussions graves. En effet, le Maire de DIJON, président du Conseil de Surveillance du CHU,  veut que celui-ci vende le site au prix proposé par EIFFAGE soit 12M,  alors que l’estimation des domaines est de 14 M et le prix proposé par le candidat évincé (SEGER) de 20M.

Mais telle qu’elle est prévue la vente du site de l’hôpital général génère une perte de 8 M € pour le CHU de Dijon, propriétaire des lieux.

Alors que la ministre de la santé a annoncé pour 2016 un nouveau tour de vis, il est impensable que ce soit le CHU de Dijon qui finance, pour 8 M€, le projet de la future cité de la gastronomie.

Alors comment financer ce delta de 8 M€ ?

Si, pour F.Rebsamen, le projet Eiffage est le meilleur pour Dijon, pourquoi la ville ne met-elle pas la main à la poche ? Impossible car nous savons bien que les finances de la ville, plombées par les emprunts toxiques, sont exsangues.

Mais alors pourquoi ne pas exploiter la chance offerte par les Climats de Bourgogne et son inscription au répertoire de l’UNESCO ?  De toute évidence, la cité de la gastronomie peut s’inscrire comme la continuité des climats et par la même revendiquer un caractère d’intérêt culturel, gastronomique et touristique incontestable.

Alors Monsieur le maire de Dijon, vous qui avez tant d’influence dans ce gouvernement, pourquoi ne pas solliciter les ministres de tutelles pour financer les millions manquants?

Pourquoi laisser le CHU financer vos projets, alors que la situation des malades, les conditions de travail du personnel se détériorent d’année en année ?

Pourquoi mettre dans l’embarras les membres du Conseil de Surveillance en les incitants à prendre par leur vote une décision contraire à l’intérêt du CHU.

C’est pourquoi, nous vous invitons à solliciter ces partenaires légitimes, que sont, les ministères de la culture, de l’agriculture et du tourisme pour financer les 8M€. Cette procédure permettrait ainsi de régler la situation, sans craindre de recours, de manifestations ou de conflits.

En tout état de cause, il est inconcevable que ce soit la santé publique qui finance les projets de la ville.

Franck Ayache – Ludovic BONNOT

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