La SPLAAD projets sans fonds ?

~~La chose est passée totalement inaperçue lors de la séance du conseil communautaire du 26 juin 2014 : la SPLAAD s’est vue attribuer par le Grand Dijon une nouvelle avance de trésorerie de 5 millions d’euros au titre de l’exercice budgétaire 2014.


Encore une fois cette société publique locale a besoin de fonds pour réaliser ses projets (voir notre précèdent article : « La SPLAAD encore et toujours »). Et une nouvelle fois c’est le contribuable Dijonnais qui est mis à contribution, pour financer cette société qui à l’évidence a été mal dimensionnée financièrement ou dont les projets sont trop ambitieux au vu de ses capacités financières et au vu de ses résultats.
En effet si l’on observe les derniers comptes « annuels » sur 18 mois de la société, nous nous apercevons que les cessions n’ont atteint que 250 000 euros H.T. Nettement insuffisant pour espérer développer seul et sans aide des projets ambitieux. Et non seulement les résultats ne sont pas au rendez-vous, mais les projets laissent apparaître de graves faiblesses dans leur réalisation.


Si nous prenons en exemple le projet de restructuration de l’ancien site AMORA, ce dernier a coûté des millions d’euros d’investissement, avec la promesse de 600 emplois au terme de 4 ans d’exploitation. Nous constatons que les résultats sont loin d’être à la hauteur des promesses. Après 2 ans d’activité la société TELETECH qui occupait les locaux, a dû abandonner les 3/4 du bâtiment, ne pouvant plus payer le loyer. Et avec ce recul ce sont les promesses d’emplois qui ne sont pas au rendez-vous. En effet la société TELETECH n’employait en juillet 2014 que 65 personnes, alors que les prévisions, de notre ancien maire de Dijon devenu entre-temps ministre du travail, nous en annonçaient pratiquement 5 fois plus.


Nous comprenons mieux au vu de cet exemple, pourquoi le ministre du travail n’arrive pas à inverser la courbe du chômage. Il est vrai que F.Rebsamen a toujours aspiré à devenir ministre de l’intérieur. C’est peut-être pour cette raison, devant son impuissance à obtenir des résultats rapides, qu’il a déclaré, par réflexe conditionné ( ?…), vouloir demander aux agents de pôle emploi de « fliquer les chômeurs »…


Franck Ayache

 

 

 

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