Le passage en communauté urbaine ça urge pour A.MILLOT.

 Constatant que Dijon décrochait du peloton de tête[1], François REBSAMEN, alors  président du groupe socialiste au sénat a profité de sa position  pour ramener le seuil minimum de passage en « communauté urbaine » à 250 000 habitants. Parallèlement, il a réussi à intégrer les communes de Corcelles-les-Monts et de Flavignerot au Grand Dijon, le but étant d’obtenir une population légèrement supérieure aux 250 000 habitants requis pour passer en communauté urbaine.

 

 Après les élections municipales, Alain MILLOT, nouveau président du Grand Dijon, annonçait à la surprise générale, sa volonté de passer en communauté urbaine avant le 1er janvier 2015 et ceci sans concertation préalable. En effet pour ne pas polluer sa campagne des municipales, le candidat socialiste, devenu ministre depuis, avait soigneusement évité de porter le débat sur la place publique. Dissimulant ainsi un peu plus les difficultés financières du Grand Dijon… En conseil, devant la réticence des maires de l’agglomération et des élus des diverses oppositions, A.MILLOT a consenti à donner plus d’information. Pour justifier sa précipitation, c’est la hausse des dotations accordées aux agglomérations passant les premières en communautés urbaines qui a été mise en avant : pour le Grand Dijon, ce sont ainsi six millions d’euros par an pendant six  ans qui sont attendus. (Plutôt espérés vu l’état actuel des finances de l’état ?…)

 

 Or, Dijon et son agglomération traversent une grave crise en termes d’emploi et d’attractivité. La situation s’est encore détériorée ces derniers mois et les erreurs stratégiques faites par la majorité de gauche sont de plus en plus évidentes. Après le départ des sièges sociaux, nombre d’entreprises ferment ou quittent Dijon assommées par la hausse de la fiscalité nationale, mais aussi locale[2] .

 

 Le financement des grands projets, fruits de l’appétence à la dépense publique de F.REBSAMEN, trouve ses limites. Les hausses d’impôts ne sont plus possibles si on veut sauver les quelques entreprises qui existent encore dans l’agglomération et le commerce de centre-ville. Et on comprend dès lors que F.Rebsamen et A.Millot fassent tout pour décrocher cette dotation (perfusion)  de  six millions annuels.

Or,  la fermeture de la base aérienne 102 va se traduire par le départ d’ici deux ans de 1200 salariés militaires et civils du ministère de la Défense et de leurs familles[3]. Le nombre d’habitants du Grand Dijon va donc probablement passer sous la barre fatidique des 250 000 habitants…

Alors, le passage en communauté urbaine, pour l’actuel ministre du travail  et pour A.MILLOT, effectivement, ça urge !…

 

Franck Ayache

 


[2] voir article de Benoit WILLOT http://www.bienpublic.com/cote-d-or/2014/11/15/les-pme-sont-en-danger bilan fait par la CGPME

 

 

 

[3] voir article http://www.bienpublic.com/cote-d-or/2014/11/15/un-an-pour-trouver-un-avenir-a-la-ba-102

 

 

 

 

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1 comment

  1. François Leponctionné 17 novembre 2014 at 15 h 26 min Reply

    ou une autre version du pompier incendiaire?….

     

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