Mur d’escalade : un déficit qui grimpe, qui grimpe….

~~Le résultat déficitaire 2013 de l’exploitation du mur d’escalade « Cime altitude 245 » de Dijon est maintenant connu, et le moins que nous pouvons constater c’est qu’il atteint des sommets.
Pour tout dire ce n’est véritablement pas une surprise : ce résultat est la conséquence d’une gestion pour le moins approximative depuis le début par la ville de Dijon. En effet, le coût de ce mur d’escalade initialement fixé à 1,5 millions d’euros s’est finalement envolé à 2,7 M d’euros. Cette construction révèle une nouvelle fois l’optimisme et  la légèreté dont fait preuve l’exécutif dans le montage des projets d’investissement. A cet égard, rappelons-nous des 2 tribunes (nord et sud) du stade de football budgétées à l’origine pour 11 M d’euros et dont le coût au final  a grimpé à 22 M d’euros
Plus récemment la réfection en cours de la totalité du carrelage de la piscine Olympique -après seulement 4 années de fonctionnement !- alimente  de nouveau la rumeur selon laquelle  le bassin, qui n’a encore jamais accueilli de compétition majeure et internationale, serait …trop petit, n’atteignant pas la longueur de 50 mètres. Nous verrons bien si après réfection, cette piscine accueillera enfin des compétitions de haut niveau.

Au départ la gestion du mur d’escalade fut confiée à l’UCPA à travers une Sarl au capital de 10 000 euros. A l’époque le groupe d’opposition « Initiatives Dijon » avait par ma voix souligné la trop faible capitalisation de cette Sarl et son optimisme quant au plan de développement. Le résultat ne s’était pas fait attendre : après seulement la 1ère année d’exploitation, la ville de Dijon, avait dû augmenter sa subvention pour la 2ème année.
A l’image du stade de football, le mur d’escalade fut déclaré d’intérêt communautaire. La responsabilité de cet équipement relève donc désormais du Grand Dijon. Nous commençons à avoir l’habitude de voir le Grand Dijon récupérer les « patates chaudes » de la ville, pour alléger les finances de Dijon…

Alors que la fréquentation de la salle d’escalade est en baisse de 2,7 % et que les charges affichent une hausse de 11,7 %, le déficit 2013 progresse de plus de 40 % et atteint paradoxalement des sommets. Nous constatons un résultat net de -76 300 euros, pour des produits de seulement 167 402 euros, bien loin des prévisions annoncées par l’ex maire de Dijon au début du projet. Ce résultat négatif est même supérieur au résultat dégagé par la piscine Olympique à laquelle il a été rattaché faute de capitaux propres. Nous avons là encore un bel exemple de la gestion de l’exécutif Dijonnais et un manque à gagner certain pour les contribuables de l’agglomération.


Franck Ayache

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