Ne pas vendre la peau de l’Hôpital avant de l’avoir acquis !

En ne s’appliquant pas ce principe F.Rebsamen et son équipe risquent d’avoir de sérieux problèmes.

En effet, le site de l’hôpital général est la propriété du CHU du Bocage. Le CHU est seul habilité à vendre ce site et à en fixer le prix.

Nous avons plusieurs fois dénoncé le procédé et cette façon de faire. Mais sûr de son fait et de son pouvoir, la majorité municipale de gauche de la ville de Dijon, n’a pas hésité à vendre le site de l’Hôpital Général à un opérateur national (Eiffage) pour une somme de 8 millions inférieure  à celle proposée par un opérateur local (Seger).

Cette majorité n’a pas hésité non plus à approuver le projet d’Eiffage concernant la cité de la gastronomie et à en faire la promotion.

Mais… il y a un problème : si la ville possède un droit de préemption, si son pouvoir au conseil d’administration du CHU est important, elle n’est pas encore propriétaire du site de l’Hôpital Général.

Après l’opposition municipale qui a dénoncé cette tentative, par la mairie de Dijon, lésant le CHU, c’est au tour des syndicats de souhaiter que ce soit l’hopital qui décide en fonction de son intérêt propre. Et il est évident que l’intérêt du CHU est de vendre son site le plus cher possible pour réduire son importante dette et faire face, lui aussi, le moment venu, à sa dette toxique.

F.Rebsamen semble toujours compter sur son influence au sein du conseil de surveillance du CHU pour acter sa décision. Mais rappelons nous que le changement de nom de l’hôpital (le BOCAGE baptisé hôpital F.MITTERAND [1]) n’a été approuvé par ce même conseil que d’une seule voix. Ce qui montre que la majorité de Rebsamen  est fragile au sein du conseil et que des questions d’argent (nerf de la guerre) pourraient bien la faire basculer à juste titre. Ceci d’autant plus que le capitaine Rebsamen n’arrive pas là aussi à se débarrasser du sparadrap des toxiques…..

F.Rebsamen semble compter lui sur le droit de préemption de la ville. Il oublie peut-être qu’un droit de préemption, n’est pas un droit de priorité !  : la ville peut acheter en lieu et place d’un acquéreur, mais pas à un prix inférieur. Si tel était le cas le CHU ne serait pas obligé d’accepter de vendre (à la ville).

Les syndicats du CHU semblent l’avoir parfaitement compris. Ils sont dans leur rôle en demandant des comptes. Il semble qu’un vent de panique se soit levé. Et c’est probablement pour cette raison que tous sont convoqués à une réunion le 15 septembre[2]. Il devrait y avoir de l’ambiance ! Rien n’empêche  en effet le CHU de Dijon de donner une autre orientation à son site. Pour le CHU, un autre projet (purement immobilier) pourrait être beaucoup plus lucratif que le projet de cité de la gastronomie. Rappelons qu’EIFFAGE, doutant à l’évidence du succès de cette cité, a ajouté au projet touristique, la création (controversée, et pour cause !) d’un multiplexe cinématographique devant attirer  500 000 spectateurs sur le million de visiteurs attendus.

F.Rebsamen , qui n’est pas le Duc de Bourgogne, devrait savoir, qu’avant de vendre un site et un projet de ville étape de la cité de la gastronomie[3], il est indispensable que la ville en soit propriétaire.

Franck Ayache

 


  1. http://www.impots-cible.fr/qua-fait-francois-mitterrand-pour-le-chu-de-dijon/
  1. Article de la gazette de cette semaine.
  1. http://www.impots-cible.fr/cite-de-la-gastronomie-une-annonce-qui-suscite-beaucoup-dinterrogations/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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