Poker menteur à la CITE DE LA GASTRONOMIE ?

Le 02  février le suspense de la Cité de la Gastronomie devait prendre fin.

Le Maire de DIJON au cours d’une cérémonie dont il a le secret devait nous dévoiler tous les participants au projet et notamment les futurs occupants du complexe cinématographique.

Force est de constater qu’un mois et demi plus tard nous ne voyons toujours rien venir.

Et ce ne sont pas les déclarations de l’élu en charge du projet, dans la presse locale de ce week-end, qui sont de nature à nous éclairer d’avantage.

Sur l’intervention de l’élu, relevons pêle-mêle :

les incohérences entre son attachement à la liberté d’installation et la quasi menace qui suinte dans ses propos : «  les opérateurs ont intérêt à s’installer »… sinon …?

la volonté impérative d’avoir des cinémas car il craint trois mois de « calme » entre décembre et février  en terme d’affluence… la peur que le vide soit apparent ?

Menace toujours : la crainte de l’installation d’un nouvel acteur alors que  la commission départementale (CDAC) y est peu favorable et cela pour cause de surabondance de places de cinémas sur l’agglomération. Il faut donc faire avec les opérateurs en place.

Bref un discours peu convaincant ou l’on peut comprendre tout et son contraire : Et de conclure «  les tractations ont bien avancé… » mais que « c’est EIFFAGE  qui gère… »

 Tous cela pour nous faire comprendre que si cela capote ce ne sera pas la faute de la Mairie.

Sur l’avancement du dossier :

– Nous savons maintenant que le CHU n’a pas fait une bonne affaire en vendant à ce prix. (12 M€) . Aujourd’hui l’hôpital est contraint de faire appel, par le système des pièces jaunes (recours à l’arrondi solidaire), à la générosité publique pour améliorer les conditions d’accueil de ses patients.

– Nous avons confirmation que l’Eldorado s’est porté candidat pour la partie art et essai. Mais,  surprise ! , il souhaite garder son site historique. Comment le directeur de cette salle compte-t-il faire pour trouver les 4,5 M € nécessaires, selon de bonnes sources,  alors que l’activité vient d’être sauvée de justesse par des sympathisants donateurs. Comprenne qui pourra. Compte-t-il sur une fermeture prochaine du cinéma Devosge, qui devra certainement lui aussi être modernisé et mis aux normes pour rester ouvert et compétitif ?

– Nous savons de longue date qu’il y a des négociations entre la propriétaire des cinémas DARCY et Olympia et la mairie de Dijon. Mais là aussi la rumeur parle de 8 M€ à trouver. Allons-nous assister à un deal via l’EPFL pour déplacer le cinéma de l’avenue Foch vers le multiplexe de la future Cité de la Gastronomie. Avec à la clé, une belle opération immobilière avenue Foch, permettant à tous (ville et promoteur) de se réconcilier ?

En réalité nous assistons actuellement à une gigantesque partie de poker menteur dont les dijonnais risquent d’être les grands perdants quel que soit le scénario final.

Mais une chose est sûre, la présence de cinémas est non seulement une condition suspensive dans le contrat de vente entre EIFFAGE et la Ville de Dijon, mais de l’aveu même de l’élu référent du dossier, sans les cinémas, la Cité pourrait-être un bide commercial.

Franck Ayache et Ludovic Bonnot

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Comments: 4

  1. François Leponctionné 16 mars 2016 at 18 h 30 min Reply

    Tout celà ne sent pas bon!…

  2. BOUCHER 17 mars 2016 at 7 h 55 min Reply

    Cette histoire de Cité de la gastronomie n'est qu'un grand coup de bluff à tous les niveaux ! que vient faire le cinéma dans les arts de la table ? que vient faire ce projet architectural dans un cadre ancien ? Ce n'est qu'une histoire de gros sous, dans laquelle les citoyens de Dijon, et de la région ont tout à persdre et où nous ne verrons que le montant de nos impôts grimper encore ! C'est pet-être à titre prévisionnel, d'ailleurs, que la municipalité dijonnaise veut les augmenter ?

     

    • Loicm 21 mars 2016 at 14 h 53 min Reply

      la volonté impérative d’avoir des cinémas car il craint trois mois de « calme » entre décembre et février  en terme d’affluence… la peur que le vide soit apparent ?

      Excusez moi messieurs, mais qu'y a t'il de si horrible d'assurer la continuité de l'activité en hivers ? N'êtes vous pas au courant que les sites touristiques ont toujours une saison creuse? Ex: personne ne vas à la plage en hivers, personne ne vas faire du ski à Chamonix en été. On doit donc organiser une activité de substitution. Des propositions ?

  3. Brigitte. 23 avril 2016 at 14 h 07 min Reply

    Vous êtes diplomate de dire que ce sont les donateurs qui ont encore une fois sauvé l'eldorado. Cette salle est déficitaire depuis son rachat et ce sont nos impôts qui financent à coup de subventions. Art et essai oui, mais pas avec une gestion aussi désastreuse. 

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