SEMAAD : EVITER UN TOUR DE PASSE-PASSE !

Lors du dernier Conseil municipal, le maire a demandé à l’assemblée l’autorisation de vendre les parts que la ville possède dans la SEMAAD (Société d’Economie Mixte d’Aménagement de l’Agglomération Dijonnaise) à la Caisse d’Epargne de Bourgogne Franche Comté. La majorité a donné son aval.

J’ai voté contre car cette opération manque de transparence  et les Dijonnais doivent être informés de cette situation.

1- Entre le 15 et 22 avril, la ville a lancé une procédure d’appel à manifestation d’intérêt. Selon le maire et son adjoint aux finances, seule la Caisse d’Epargne aurait répondu avec une offre chiffrée (7M €). 

2- Le dossier n’a pas été à l’ordre du jour et n’a donc pas été examiné par la commission finances. Le Conseil n’a à sa disposition ni le dernier bilan de la SEMAAD, ni les perspectives (CA et résultats). En outre, le Conseil ne connaît ni le montant des emprunts contractés par la SEMAAD, ni ce que va devenir le cautionnement par la ville.

3- De plus, on peut s’interroger suite aux récentes informations parues dans la presse locale sur cette affaire. En effet le mécanisme imaginé pour la cession des parts de la SEMAAD à la Caisse d’Epargne conduirait in fine, dans un second temps, à un rachat par la société LCDP dont nous ne savons pas grand chose sinon qu’elle est basée à Paris, qu’elle n’a qu’un an d’existence, un faible capital social (8 400€) et qu’elle était dirigée et contrôlée jusque fin avril  par Thierry Coursin , ancien directeur du cabinet du maire et actuel directeur général de la SEMAAD (lequel aurait déclaré dans le Bien Public être intéressé pour reprendre 51% des parts de la SEMAAD) et que la société nouvelle gérante, la SA SACOMIE est basée au Luxembourg. Aucune de ces 2 sociétés ne semble avoir de personnel. 

4- La Caisse d’Epargne a de son côté laissé entendre qu’elle ne souhaite conserver que 20 % des parts de la SEMAAD.

Tous ces éléments nous conduisent donc à demander plus de transparence sur ce dossier et  dissiper l’impression désagréable qu’il pourrait s’effectuer un tour de passe-passe au détriment des Dijonnais !

D’autant plus qu’après des années difficiles, la ville s’apprête à vendre cette société, la SEMAAD, qui selon les dernières déclarations du maire, dégagera rapidement d’importants bénéfices. La SEMAAD  peut donc s’avérer être une affaire juteuse, une usine à cash pour son acquéreur !

Vous comprendrez donc que nous attendons des éclaircissements et que nous suivrons le dossier dans la durée.

Franck Ayache

 

 

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