Taux 2014, la double peine pour les Dijonnais.

~~Traditionnellement la fixation des taux d’imposition des 3 taxes (foncière, foncière non bâtie, habitation) est voté avant fin mars de l’année concernée. Cette année pour raison d’élection municipale le vote des taux est intervenu le 14 avril pour la ville de Dijon et le 17 avril pour le Grand Dijon. En plus des 3 taxes la communauté d’agglomération fixe les taux de la CEF (Cotisation Foncière des Entreprises) et la TEOM (Taxe d’Enlèvement des Ordures ménagères).

Rappel : en 2013, en plus de l’augmentation des bases d’imposition, les taux avaient été augmentés de 1 %. Avec pour objectif de ne pas être supérieurs à l’inflation. Nous savons maintenant que cette promesse électorale n’a pas été tenue, l’inflation 2013 ayant été inférieure à 1 % et l’inflation glissante de mars à mars a été de 0,6 %. Pour 2013 cette augmentation des taux est intervenue dans un contexte de forte hausse des impôts au niveau national. Ce qui s’est traduit par un exercice au combien difficile pour l’économie en France. Les entreprises françaises et plus particulièrement les PME ont évolué dans un contexte économique morose. La tendance sur l’investissement et sur l’emploi a été clairement à la baisse sur l’année passée.

Pour 2014, les perspectives ne sont pas bonnes. Nous assistons à un ralentissement de la consommation des ménages en ce début d’année. Et selon les dernières études, seul 1 entrepreneur sur 5 compte investir en 2014. Tous ces facteurs sont la résultante d’une situation économique déjà peu brillante les années précédentes.

Alors que la droite républicaine a fait campagne sur la stabilité fiscale, que le gouvernement de Mr VALLS promet (effet d’annonce…), des baisses d’impôts, non pas maintenant, mais dans les prochaines années, la majorité socialiste de Dijon poursuit inlassablement sa politique de hausse des taux. Politique qui conduit depuis 2001 et compte tenu de la hausse des bases d’imposition, à une augmentation des impôts payés par les Dijonnais du double de l’inflation.

Pourtant cette politique de hausse des taux ne trouve pas de justification dans le programme présenté pendant la campagne pour les municipales. En effet le candidat F. Rebsamen a lui-même évalué le montant de l’investissement inclus dans son programme (2014 – 2020) à 142 M d’euros pour Dijon et à 100 M d’euros pour le Grand Dijon. Soit un montant d’investissement de 23,7 M d’euros par an pour Dijon, inférieur de moitié à celui réalisé entre 2008 et 2013 et représentant pour l’agglomération à peine 20 % du précèdent budget d’investissement.

Alors que l’investissement est en chute libre à Dijon et au Grand Dijon. Alors que la majorité socialiste sous la responsabilité d’Alain Millot s’apprête à entamer ce que nous pouvons qualifier de mandat de pure gestion et non de projets pour les 6 années à venir. Alors que la municipalité n’arrive toujours pas à maitriser les frais de fonctionnement de la collectivité, malgré le gel du point d’indice des salaires. Alors que la ville doit faire face à ses emprunts toxiques. Au mépris des promesses électorales et sonnant comme un constat d’échec, rien ne peut interrompre le matraquage fiscal systématique des Dijonnais et des Grand Dijonnais.

Franck Ayache.

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