TELETECH Campus après la com du lancement, le silence…

~~Les élections municipales sont passées…Le rideau est tombé. Et Monsieur F.Rebsamen est confortablement installé dans un fauteuil de ministre… Il est  temps pour TELETECH Dijon de faire face à la réalité.
Un Article du Bien Public publié le 10 mai 2014, vient nous rappeler que la situation n’est toujours pas claire.
Selon le journal, quelques salariés ont tenté une grève, mais le PDG après leur avoir demandé de renoncer à leurs tickets restaurants, semble vouloir les intimider en menaçant de la fermeture du site par dépôt de bilan en fin de mois. Pour autant les salariés sont-ils sûrs de sauver leur emploi ?

Rappel des faits :

Nous avons depuis longtemps et les premiers,  mis à jour les lacunes du dossier sur l’ancien site AMORA et la légèreté dont semble avoir fait preuve la municipalité à travers la société SPLAAD. La SPLAAD a en effet selon nos informations investi plusieurs millions d’euros pour aménager le site en vue de l’installation sur 6200 m2 de la société TELETECH CAMPUS, cela contre la promesse de création de 600 emplois en 4 ans. (Voir nos précédents articles).Comme quoi il est imprudent pour la SPLAAD de s’engager à l’extrême limite de son objet social en jouant le banquier par l’octroi d’un crédit-bail à TELETECH.
Suite à la révélation  des défauts de paiement de cette société et à nos articles dénonçant les largesses du crédit bailleur, le maire de Dijon a annoncé que la SPLAAD avait rompu le crédit-bail, transformant TELETECH en occupant sans titre. Des négociations avaient été engagées pour réduire la surface occupée par la société et donc sa charge locative. Il semblerait que ces négociations aient abouti, puisque TELETECH ne possède plus que 1500 m2. Nous apprenons aussi que, dans une grande discrétion qui tranche avec l’annonce en fanfare  de l’installation de TELETECH et de la promesse de 600 emplois, qu’un espace de co-working a été installé dans les 4700 m2 restant.

Nous ne savons  d’ailleurs pas ce qu’il en est de l’occupation réelle de cet espace par des entreprises  et si le bailleur loue tous les locaux ou si des surfaces restent vacantes.


Entre inquiétude et manque de transparence :

Pour les salariés la sauvegarde de leur emploi ne semble pas assurée. En effet bien que la société TELETECH CAMPUS ait diminué ses charges en réduisant sa surface de 4700 m2 et que le nombre de salariés reste toujours aux environs de 100 personnes, le journal nous apprend qu’il persiste une dette de 170 000 euros envers la SPLAAD.
La situation de la société TELETECH CAMPUS semble difficile et nous déplorons que F. REBSAMEN soutien de la première heure ne communique pas sur le sujet. Ce manque de transparence dans la difficulté n’est pas de nature à nous rassurer. Il tranche avec la communication triomphaliste  du début de l’aventure.

Les questions qui se posent :

Comme à son habitude le collectif impôts-cible que je préside poursuit ses investigations et son analyse. Un certain nombre de questions restent en suspens.

– les retards de paiement, les dettes sociales et fiscales continuent-elles à s’accumuler ?
Pourquoi les comptes au 30 juin 2013 ne sont-ils pas encore publiés ? Près de 11 mois après la clôture de l’exercice ? La loi laisse 6 mois pour les déposer.
Quel est le nombre réel de salariés de l’entreprise ? C’est-à-dire bénéficiant d’un vrai contrat de travail, en excluant ceux pris en charge par Pole Emploi.

–  La promesse de 600 emplois pouvait-elle être tenue ?
– Tout ce que certains salariés tentent de révéler, a t-il  été communiqué à la presse ?
– Le mandataire possède-t-il toutes les cartes pour agir ?
Que font nos responsables politiques et en particulier le nouveau maire de Dijon A.MILLIOT et le ministre de l’Emploi F.REBSAMEN pour sauver les emplois existants?
– Recherche-t-on un adossement industriel ou commercial pour sauver l’entreprise ?
– Quelle est aujourd’hui la stratégie du P.D.G pour  son entreprise, dans le contexte économique actuel ?
Quid des millions (d’argent public) investis par la SPLAAD pour aménager le site au profit de TELETECH ?

Conclusion :
 
Il est nécessaire de répondre à toutes ces questions pour tenter d’évaluer le risque pour la société TELETECH CAMPUS, mais aussi le risque de toutes les autres sociétés qui sont sous la responsabilité du gérant Mr MIGNOT. Cette faillite, si elle survenait, serait non seulement aussi retentissante que celle de Call Expert compte tenu notamment des moyens publics engagés par l’équipe de François Rebsamen (www.francebleu.fr/infos/call-expert/les-salaries-de-call-expert-desesperent-1292610). Mais aussi dangereuse pour la SPLAAD en tenant compte du risque financier qu’elle fait supporter à son bilan et aux contribuables Dijonnais. Et enfin ce serait surtout catastrophique pour un marché de l’emploi dijonnais déjà sinistré.

Franck Ayache et Ludovic BONNOT

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Comments: 3

  1. Dijonnais 13 mai 2014 at 16 h 12 min Reply

    Mr Ayache,

    Vous posez des questions tout à fait pertinentes au sein de votre article sur la situation de la société. 

    Par contre, à l'inverse, vous vous basez en partie sur des informations issues d'un article du BP, lui-même prenant des informations par téléphone auprès de 2 soit-disant conseillers de TELETECH Campus … un vrai téléphone "arabe" !
     

    Y a t-il un vrai travail d'investigation ? on ne dirait pas …

    • franck 13 mai 2014 at 17 h 18 min Reply

      Bonjour Dijonnais

      ~~Suite à l’article du B.P, j’ai souhaité répondre en re-situant la problématique et en posant un certain nombre de questions. S’il n’y avait pas d’argent public en jeu, je ne m’intéresserai pas à TELETECH, mon action se situe au niveau du contribuable, comme pour la SPLAAD, la SEMAAD, le Crédit Municipal,….
      J’ai la culture de la preuve et de l’analyse.
      Sachez bien que je ne pose pas toutes ces questions au hasard. J’ai remarqué un certain nombre de choses qui posent questions. Les preuves arrivent. Dans un prochain article avec mon équipe impôts-cible, nous ne nous contenterons pas de poser des questions.
      Tout le monde peut donner son avis ou me fournir des informations. Ce n’est pas un procès à charges.
      Bien à vous
      Franck Ayache
       

       

  2. Témoin 22 octobre 2015 at 8 h 40 min Reply

    Interim, énorme turn-over, jeunes. Cela veut tout dire. 

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