Tribune : Dijon Mag de février 2019

L’eau de Dijon est une des plus chères de France et risque de le rester. Les annonces électoralistes d’une baisse progressive du tarif à 3,86 € le m3 en 2020 ne sauraient cacher le fait que Dijon caracole en tête des villes les plus chères.

Le 20 décembre, le maire de Dijon a annoncé la création d’une Société d’Economie Mixte à Opération unique, créée entre un partenaire public et un partenaire privé pour la gestion de l’eau et de l’assainissement, en remplacement du contrat liant la Métropole à SUEZ arrivant à échéance en avril 2021. Ces partenariats public-privé sont régulièrement dénoncés par les spécialistes comme étant onéreux pour la collectivité et intéressants pour les entreprises. Le Sénat, dans un rapport de 2014, les qualifie même de « bombe à retardement » pour les finances des collectivités

En choisissant maintenant, le maire se prive et prive ses administrés du bénéfice d’une saine mise en concurrence. Et pourtant, celle-ci a du bon. Le maire de Toulouse vient par exemple de renégocier le prix de l’eau en mettant en concurrence les principaux opérateurs et en ne s’interdisant pas la mise en régie. Conséquence : les Toulousains paieront leur eau 2.91 € le m3, soit une économie pour le contribuable de 1€ par m3.

Une fois de plus, le maire semble être dans la précipitation en souhaitant figer les choses deux ans avant la fin du contrat et un an avant l’élection municipale. Si nous arrivons aux responsabilités en mars 2020, nous interromprons ce processus pour revenir à une mise en concurrence plus à même de vraiment redonner du pouvoir d’achat aux Dijonnais.

Franck Ayache, François Hélie.

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