Trop d’impôts C’est maintenant ?

Malgré la forte hausse des impôts, le déficit public de la France se creuse en 2013 et  l’objectif initial d’un déficit égal à 3% du PIB ne sera pas atteint en 2014. En effet comme l’a indiqué François Fillon la dette publique a augmenté de 100 milliards d’euros depuis mai 2012.

30 milliards d’impôts ont été votés et pourtant le déficit public s’accroît.

Deux raisons à cela :

–         D’une part, l’augmentation des dépenses prévues au budget est tenue. Nous pouvons faire confiance à la gauche sur ce sujet.

–         D’autre part, les recettes fiscales rentrent mal. Notre nouveau Président de la République, niant les effets de la crise, voulait décréter la croissance. Il a dû se rendre à l’évidence : nous subissons la crise depuis 2008 ! Mais plus grave encore, les recettes fiscales espérées ne sont pas elles au rendez-vous. Le gouvernement a juste oublié un principe simple (ignoré aussi des manuels et des cours d’économie français il y a encore quelques années !…) : trop d’impôt tue l’impôt !  Si l'on consulte les données de Bercy, sur les 30,2 milliards d’impôts supplémentaires votés -donc recettes prévues au budget- moins de 3 milliards devraient rejoindre les caisses du trésor !

Le gouvernement, il y a quelques semaines encore, promettait de ramener le déficit public sous la barre des 3% du PIB fin 2014, en passant par une étape à 3,7% en 2013. L’objectif ne peut à l’évidence être tenu. Et on peut déjà anticiper, en l’absence des recettes fiscales supplémentaires budgétées, un déficit supérieur à 4% cette année. Le gouvernement a donc dû obtenir de la Commission européenne un délai supplémentaire de deux ans…sous condition de véritables réformes structurelles et notamment d’une diminution des dépenses publiques. Et oui ! la France est désormais sous surveillance ! Le Général de Gaulle doit s’en retourner dans sa tombe !…

Le matraquage fiscal, dénoncé notamment par le F.M.I dans son rapport annuel sur la France,  alimente aujourd’hui la récession et les déficits. L’austérité est désormais  au coin de la rue. On comprend dès lors pourquoi la gauche parlementaire se divise sur la politique économique à suivre !

 

Franck Ayache

Tagged:

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *